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Soja, colza, coco : ce que change vraiment la cire

Par Margo, artisane cirière

En bref

Le soja donne une combustion lente et régulière, le coco améliore la tenue du parfum et la surface, le colza convient aux produits sans flamme. Nos bougies associent soja et coco ; nos fondants et suspensions sont en colza.

Margo versant de la cire dans un contenant à l’atelier

Pourquoi mélanger deux cires dans une bougie ?

Parce qu’aucune ne fait tout. Le soja seul brûle bien mais donne une surface irrégulière et retient moyennement le parfum. Le coco seul est trop tendre : il fond trop vite et ne tient pas la mèche.

Ensemble, ils se compensent : le soja apporte la structure et la lenteur, le coco la restitution du parfum et une surface plus lisse en fin de combustion.

Pourquoi du colza pour les fondants ?

Un fondant n’a pas de mèche : il n’a rien à tenir. Ce qu’on lui demande, c’est de fondre proprement sur un brûle-parfum et de relâcher son parfum vite.

Le colza est plus tendre et plus opaque, il se démoule bien dans les petits moules en cœur ou en cannelé, et il accepte les fleurs séchées prises dans la masse sans les brûler.

Le givrage, est-ce un défaut ?

Non. Ce voile blanc cristallin qui apparaît parfois à la surface d’une cire végétale s’appelle le givrage. C’est une recristallisation naturelle, liée aux variations de température.

Il n’affecte ni le parfum ni la combustion. Une paraffine ne givre pas — c’est justement pour cela que le givrage est un bon indice de cire végétale.

Quelle bougie naturelle choisir ?

Commencez par la cire, et exigez qu’elle soit nommée. Pour une bougie à mèche, une bougie en cire de soja — seule ou associée au coco — donne la combustion la plus régulière. Pour un usage sans flamme, la cire de colza est plus adaptée : c’est celle de nos fondants à la cire de colza et de nos suspensions, sans OGM ni pesticides et produite en Europe.

Regardez ensuite trois choses sur l’étiquette : une mèche de coton, une fragrance sans CMR ni phtalates, et le poids de cire affiché. Sans poids, impossible de savoir combien d’heures vous achetez. Notre bougie Sologne Spirit annonce 200 g de soja et coco, une mèche de coton et une quarantaine d’heures de combustion, dans un verre rechargeable.

Enfin, choisissez la senteur en la sentant chauffée, pas au flacon : c’est le seul moyen fiable de savoir comment choisir une bougie qui vous plaira chez vous. Pour aller plus loin sur la question de la santé, lisez bougie en cire végétale : est-ce vraiment non toxique ?

Questions fréquentes

Cire de soja ou cire de colza : laquelle choisir ?

Le soja pour une bougie à mèche : il tient mieux la structure et brûle plus régulièrement. Le colza pour tout ce qui n’a pas de flamme — fondants, suspensions — car il est plus tendre, se démoule bien et accepte les fleurs séchées dans la masse.

Quelle est la cire de bougie la plus saine ?

Les cires végétales — soja, colza, coco — devancent la paraffine sur la suie produite. Entre elles, l’écart est faible : ce qui compte davantage est l’origine de la cire, l’absence d’OGM, et surtout la qualité de la fragrance ajoutée.

Quels sont les bienfaits de la cire de colza pour les bougies ?

Elle est souvent produite en Europe, donc en circuit plus court que le soja. Son point de fusion bas la rend idéale pour les fondants, qui doivent libérer leur parfum vite sur un brûle-parfum. Elle est plus opaque, ce qui donne un blanc plus dense.

Une autre question ? Voyez la page des questions fréquentes ou le glossaire.